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Archive de la catégorie ‘Cosmétiques, hygiène intime’

Je réduis le plastique de ma brosse à dents

Vendredi 13 juillet 2012

En prenant l’habitude de considérer le matériau « plastique » comme un matériau précieux (au vu de l’impact environnemental que sa fabrication implique), il parait complètement absurde qu’il finisse dans une poubelle…

Par exemple, j’ai récemment réglé le cas de la brosse à dent, majoritairement composée de plastique, et qui est mise aux rebuts (sans être recyclable) au bout de 3 mois…

On trouve désormais dans les boutiques bio des brosses à dents à tête interchangeable, ce qui signifie que le manche est indéfiniment réutilisable.

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J’ai mon nouveau nettoyant visage, au savon d’Alep

Dimanche 8 juillet 2012

Il y a quelques mois, je me suis demandée comment remplacer mon gel nettoyant visage chimique, qui non seulement, agresse ma peau, est polluant pour l’environnement, et est en plus conditionné dans des tubes plastiques qui terminent à la poubelle. La solution, utiliser du Savon d’Alep.

Le savon d’Alep est le plus ancien savon, originaire de la ville d’Alep en Syrie. Il est recommandé pour les peaux sensibles et très irritées, sujettes à l’eczéma, l’acné ou psoriasis, lors de leur toilette quotidienne. Donc parfait pour moi !

Sa composition :

  • Huile d’olive ; nourrit, protège et assoupli la peau.
  • Huile de baies de laurier :  huile noble, reconnue pour ses vertus désinfectantes et régénératrice. Plus sa concentration est forte, plus le savon est doux et apaisant pour les peaux les plus irritées (teneur conseillée dans ce cas: 34%)
  • Eau
  • Soude végétale ou cendre de salicorne

Il est sans colorant, sans huile de palme, sans parfum de synthèse, ni conservateur. Selon le process de fabrication traditionnel, les savons sont découpés artisanalement en cubes irréguliers caractéristiques, estampillés avec une marque qui montre le nom de la fabrique et l’origine du produit. Puis les savons sont séchés minimun 3 ans en cave. Chaque cube commercialisé pèse environ 230 grammes.

Source: Ekopedia

J'ai mon nouveau nettoyant visage, au savon d'Alep dans Cosmétiques, hygiène intime savon-alep-150x150

J’ai donc fait l’aquisition d’un pain de Savon d’Alep à 34% (quelques € à Biocoop).

Comme je n’aime pas le concept du pain (ça glisse, ça salit le rebord du lavabo, il ya toujours des cheveux qui viennent se coller dessus…), j’ai fait fondre dans une casserole quelques grammes (disons une vingtaine, mon pain est à peine entamé) de savon rapé, dans 300 mL d’eau frémissante, et j’ai ensuite transvasé le tout dans un ancien flacon-pompe récupéré d’un ancien savon liquide pour les mains, bien sûr soigneusement nettoyé.

Ceci me fait un savon ultra économique, qui vraiment est très doux. Il faut juste s’habituer à un savon qui mousse extrêmement peu, et à homogénéiser tous les jours. L’ironie de l’histoire, est que je trouve que j’ai moins de boutons maintenant que je n’utilise plus mon ancien gel nettoyant « spécial peaux à problèmes »!
Par la suite, je l’essaierai pour le corps et les cheveux…

Je n’utilise plus de tampon ni serviette hygiénique

Samedi 9 juin 2012

Bon je vais aborder un sujet un peu intime mais c’est un sujet qui concerne au moins la moitié de la population (sans compter ces messieurs qui peuvent s’informer aussi bien), et qui est partagé de façon trop confidentielle, donc finalement je pense qu’un article vaut le coup…

D’abord, juste un petit chiffre: il faut considérer qu’une femme va avoir ses règles en moyenne 2.500 jours dans sa vie … Autant réfléchir à la façon d’aborder ces jours ;-)

Plusieurs choix s’offrent à cette femme, et bien souvent l’éventail de choix proposé et/ou connu se résume à des serviettes hygéniques ou tampons jetables. A savoir pourtant :

  1. L’industrie des protections jetables est extrêmement polluante pour la planète. D’une part parce que de nombreux produits chimiques sont utilisés lors de leur fabrication et d’autre part parce que celles-ci ne sont pas biodégradables et nécessitent près de 500 ans avant de se dégrader. Sans parler des tampons et des applicateurs jetés dans les toilettes alors que ce n’est pas du tout conçu pour, qui peuvent les bloquer, et sinon se retrouver dans les océans et poser de nombreux problèmes à la faune marine.
  2. Les protections jetables ont un coût non négligeable car il faut réinvestir dedans tous les mois soit un total d’entre 10 000 et 15 000 serviettes (ou tampons ou les 2) par femme dans sa vie.
  3. De plus, il y a suspicion d’un risque potentiel pour notre santé (bien que rien n’ait été scientifiquement prouvé). En particulier, les protections périodiques contiennent de l’aluminium, des alcools, des additifs de parfum, des hydrocarbures, des fongicides, des bactéricides et des résidus de dioxines (pour les protections blanchies au chlore, il y en a de moins en moins). Ces différents composants (en particulier plastique et parfum) peuvent provoquer des irritations et des allergies. La présence de rayonne dans les tampons est supposée responsable du syndrome de choc toxique.

Deux autres choix sont possibles:

  • des protections lavables.
    Le concept facilement compréhensible, et de nombreuses informations sont disponibles sur internet.
  • une coupe menstruelle, objet mystérieux s’il en est:
    Elle s’insère dans le vagin de la même façon qu’un tampon. Par sa forme et sa souplesse, elle évite les fuites et protège des odeurs désagréables. La coupe menstruelle doit être vidée de temps en temps (a minima toutes les 12 heures) et remise en place après l’avoir nettoyé à l’eau. Le coût à l’achat est de 20-30€ environ selon les marques, et est utilisable 10 ans environ.
    De nombreuses marques (avec divers modèles et couleurs), disponibles à la vente en ligne, chacune avec ses spécificités : quelques exemples, Mooncup, Lunacup, Fleurcup, Ladycup, MeLuna …

Je n'utilise plus de tampon ni serviette hygiénique dans Cosmétiques, hygiène intime meluna-150x150

J’ai donc testé cette dernière option, et j’ai pu faire la revue de toutes les qualités qu’on lui prète sur internet:

  • « solution écologique » : ça il n’y a pas photo … aucun déchet pendant 10 ans !
  • « solution économique » : pareil, c’est net
  • « aucune odeur » : là je suis convaincue !!! effectivement le sentiment d’être propre et de sentir bon. Du au fait que le sang est recueilli avant d’être en contact avec l’air, ne s’oxyde pas et n’a donc pas d’odeur
  • « aucune fuite » : test remporté haut la main !
  • « facilité d’utilisation » : mouais… les premiers introductions et retraits ont été difficiles (mais il faut savoir que je trouve que même un tampon c’est difficile…!). Au bout de quelques jours quand même, on trouve sa technique et ça devient plus aisé. Et je n’ai eu besoin de la vider que toutes les 12 heures.
  • « je ne la sens pas »: ce n’est pas tout à fait vrai pour moi, c’est comme un tampon.
  • « permet de mieux se connaitre » : ça oui ! j’étais même effarée de mon inculture sur mon propre corps !
  • « permet de faire du sport » : sur le principe oui, natation possible sans problème etc ; je n’ai fait qu’un seul vrai test, mais après une heure de marche rapide (qui fait quand même bouger assez fortement toutes les entrailles !) elle était assez désagréable, peut-être que je ne l’avais pas correctement placée initialement… Test à refaire avec un peu plus d’expérience

En bilan, j’étais un peu rebutée par le concept il y a encore quelques mois mais certaines personnes ont réussi à me convaincre de l’intérêt d’essayer (merci !! ;-) )
et je trouve désormais que c’est une solution assez géniale, qui nécessite toutefois que l’on soit prête à persévérer un peu plus qu’un essai unique.
Pour aller plus loin, voici plusieurs liens :

 coupe-menstruelle-300x300 dans Déchets (limitation et gestion)

Je n’utilise plus de cotons démaquillants jetables

Mardi 17 avril 2012
En ce moment, je m’intéresse beaucoup au contenu de mes poubelles (je trouve ça très instructif!!) …
En bonne place, se situent des disques de coton démaquillants, jusque-là jetables et non bio, et allègrement jetés au rythme de 3 par jour…
 
Beaucoup de déchets polluants donc, et en plus il faut savoir que :
  • La culture du coton représente 2,5% de la surface agricole mondiale, mais consomme 25% des pesticides vendus dans le monde (Source : OMS).
  • De nombreux pesticides utilisés sur le coton sont classés parmi les substances dangereuses et sont même prohibés par l’Organisation Mondiale de la Santé. Selon l’OMS, chaque année, 1 million de personnes sont intoxiquées et 22 000 personnes meurent à cause de cette culture.
  • L’irrigation artificielle du coton conventionnel utilise plus de 2/3 des ressources mondiales d’eau potable. Environ 5 263 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de coton. (Source : CNRS).
  • Autour de la Mer d’Aral (Asie centrale), la culture du coton a perturbé de manière pratiquement irréversible les écosystèmes de régions immenses. La Mer d’Aral a diminué de moitié, désormais, son eau est trop polluée et trop salée pour accueillir une vie aquatique et les terres environnantes ne sont plus cultivables. (Source : UNESCO).
  • Le coton est ensuite blanchi au chlore, qui est nocif pour l’environnement et toxique pour la peau.
=> A minima, achetez donc du coton biologique … !
Je n'utilise plus de cotons démaquillants jetables dans Cosmétiques, hygiène intime coton-150x150
 
Après recherche sur le net et commande rapidement reçue (pour celles que ça intéresse, ici ou ici , ou même ici pour une solution faite maison super simple), je suis officiellement passée aujourd’hui aux lingettes démaquillantes écologiques lavables et réutilisables !!
 
Cerises sur le gâteau, les miens sont joliment colorés, et la texture « velours » (sur laquelle j’étais un peu sceptique) est en fait très agréable !!!